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Les impacts organisationnels et conséquences en termes d’immobilier tertiaire à ce stade de la crise sanitaire

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Si beaucoup d’entreprises ont pu s’adapter au confinement en ayant recours au télétravail, les entreprises utilisatrices de locaux d’activité et d’entrepôts ont des activités nécessitant une présence physique plus importante.

Ces entreprises ont-elles tout de même mis en place le télétravail ? L’avaient-elles mis en place avant le confinement ? quelles sont leurs priorités au sein de leur projet immobilier ? Autant de questions que nous avons posées à nos clients utilisateurs de locaux d’activité.

66% sont locataires de leurs locaux et 34% en sont propriétaires. 70% d’entre eux ont un effectif de moins de 50 salariés et 32% ont une activité de logistique/distribution ou d’industrie de transformation.

Les priorités au sein des projets immobiliers avant et après la crise

Sans surprise, le coût de l’immobilier était la priorité numéro 1 des entreprises utilisatrices de locaux d’activité. La deuxième priorité était la possibilité d’ajuster les surfaces des locaux à l’activité économique. La question de l’adéquation des surfaces aux besoins réels et changeants de l’entreprise, était donc au centre du projet immobilier. L’organisation du travail (part du télétravail et du présentiel) occupait déjà la troisième place du classement, suivi des questions juridiques (durée des baux par exemple) et du développement de l’activité par du e-business.

A la suite de la crise sanitaire, le coût de l’immobilier reste la première priorité mais l’organisation du travail passe en seconde position devant l’ajustement des surfaces. La crise sanitaire a donc un impact certain sur la nécessité, pour l’ensemble des entreprises, de réfléchir à la continuité de l’activité dans une période comme celle d’un confinement. Par comparaison, les utilisateurs de bureaux mettaient eux aussi le coût de l’immobilier en première priorité avant la crise, mais elle passait en seconde priorité ensuite. Cependant, les possibilités de télétravail chez les utilisateurs de bureaux sont plus importantes, et elles pourraient impacter les coûts globaux en diminuant les besoins en surface de bureaux.

46% des répondants ont vu leur activité ralentie et 43% l’ont vue totalement stoppée (contre seulement 14% des entreprises utilisatrices de bureaux). 46% d’entre eux ont mis en place une activité partielle. Le télétravail généralisé a concerné 33% des répondants (contre 63% des utilisateurs de bureaux), alors que la continuité du travail physique représentait 24% (contre 15%). Ces résultats traduisent les spécificités des utilisateurs de locaux d’activité.

L’impact sur l’organisation du travail à moyen/long terme

Lorsque l’on demande aux répondants si le télétravail a permis la poursuite de l’activité en maintenant une bonne synergie entre les équipes, 39% répondent qu’ils ne sont pas d’accord. Seulement 17% s’estiment totalement en accord avec cette affirmation et 37% « plutôt d’accord ». Chez les utilisateurs de bureaux, seuls 11% des répondants ne sont pas d’accord avec cette affirmation.

De manière logique, 26% disent ne pas envisager de déployer le télétravail à la fin de la période de confinement (10% pour les utilisateurs de bureaux) et 29% l’envisagent partiellement (51% chez les utilisateurs de bureaux). Cependant, notons que 18,5% d’entre eux l’avaient déjà mis en place avant la crise sanitaire et que 23,5% estiment qu’ils ne peuvent pas le faire (évidement, chez les utilisateurs de bureaux, la part des entreprises ne pouvant pas le faire est faible : 3,5%).

Cet épisode pousse 50% des répondants à repenser l’organisation du travail et particulièrement la nécessité pour leurs salariés à être présents dans les locaux. Ils sont tout autant à vouloir repenser les espaces de travail et les infrastructures digitales permettant le télétravail. Chez les utilisateurs de bureaux, environ 60% des répondants estiment repenser ces trois éléments. La crise sanitaire aura donc eu un impact certain sur le regard que les entreprises portent au travail et à son organisation.

Reprise de l’activité économique

Enfin, les répondants sont assez partagés sur la capacité de l’économie française à repartir. Ils notent cette capacité à 4,45/10, contre 4,34/10 pour les utilisateurs de bureau : un résultat proche, bien que légèrement supérieur pour les utilisateurs de locaux d’activité.

Tout comme pour les utilisateurs de bureaux, les incertitudes sont grandes dans beaucoup de domaines : le rebond de consommation va-t-il être assez important ? Les entreprises vont-elles recommencer à investir ? Les gouvernements pourront-ils honorer leurs promesses de soutien à l’économie tout en garantissant le remboursement de la dette publique ? Nos partenaires hors de l’Union Européenne connaîtront-ils un retour rapide de la croissance ? Y aura-t-il une seconde vague ?

Toutes ces questions sont légitimes et poussent à rester prudents. Cependant, il semble que compte tenu des incertitudes, la note donnée par les répondants ne soit pas si basse que cela. De plus, l’action des banques centrales, et particulièrement de la Banque Centrale Européenne, est particulièrement importante à la fois vers les marchés financiers (achats d’actions et d’obligations d’entreprises) et vers les Etats (achats massifs de bons du Trésor). Preuve que l’action fonctionne pour le moment : le rendement de l’OAT 10 ans française est toujours négatif à la mi-mai 2020.

Autre indicateur intéressant, le marché de l’immobilier semble moins affecté que prévu : les transactions dans l’immobilier résidentiel ont été nombreuses au T1 2020 et les recherches de biens repartent à la hausse en fin de confinement. Dans le milieu de l’investissement de bureaux, le T1 2020 a été un trimestre record malgré des tensions observées dès le début du mois de mars concernant la crise sanitaire.

Conclusion

Contrairement aux utilisateurs de bureaux, les utilisateurs de locaux d’activité ont des activités peu propices au télétravail. Ainsi, leurs avis sur le télétravail est mitigé, bien qu’ils soient majoritairement prêts à repenser l’organisation et l’environnement de travail (surfaces et infrastructures digitales) pour permettre de mieux accueillir les collaborateurs et d’assurer d’une capacité minimum de travail à distance si un évènement comme celui d’avril 2020 devait se reproduire.

Découvrez les résultats détaillés ci-dessous :

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