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Les impacts organisationnels et les conséquences en termes d'immobilier tertiaire à ce stade de la crise sanitaire Covid19

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Profil des répondants

La crise sanitaire du COVID-19 aura eu un impact positif : celui de permettre une expérience de télétravail « grandeur nature » à l’échelle du pays. Force est de constater que les infrastructures internet nationales ont tenu : elles ont permis aux salariés pouvant télétravailler de le faire dans de bonnes conditions de connexion, tout en permettant une utilisation d’internet à des fins personnelles.

Les entreprises ont-elles largement mis en place le télétravail ? L’avaient-elles mis en place avant le confinement ? La maîtrise du coût de l’immobilier reste-t-elle une priorité ? Autant de questions que nous avons posées à nos clients utilisateurs.

Les répondants nous ont rapporté leur perception et expliqué leur manière de s’adapter à la crise sanitaire. Parmi eux, 76% sont locataires de leurs bureaux et 24% en sont propriétaires.

Si 27% d’entre eux ont une activité juridique et de conseil, nous enregistrons un panel diversifié de répondants. En effet, 14% ont une activité d’industrie de transformation ou une activité financière et 10% ont une activité de communication ou dans les transports. Le panel regroupe aussi des entreprises de l’immobilier, des industries de pointe, des technologies de l’information et des services et de l’industrie au sens large.

La présente étude est d’autant plus représentative de la diversité des entreprises que 41% des entreprises répondantes ont moins de 49 salariés, 17% de 50 à 500 salariés et 42 % au-delà.

Les priorités au sein des projets immobiliers avant et après la crise

Avant la crise sanitaire du Covid-19, les entreprises réfléchissaient à leurs projets immobiliers en priorité par rapport au coût global et au coût par poste. Elles cherchaient à optimiser le coût locatif au détriment de la sécurisation des baux par exemple (susceptibles d’avoir un impact sur leur coût global immobilier). Cependant, les projets immobiliers regroupent toujours un ensemble de facteurs déterminants pour l’avenir de l’entreprise tant en termes de coût, qu’en termes d’expérience utilisateurs. Ainsi, l’organisation du travail (aménagement des espaces, infrastructure de télétravail) et le confort des utilisateurs (technique, climatisation, hygiène) étaient des éléments importants dans les choix des projets.

Depuis la crise sanitaire, le coût du projet perd sa place de priorité numéro une au profit de l’organisation du travail (télétravail, aménagement des espaces). Malgré tout, le coût global reste un critère important des projets, de même que le confort des utilisateurs. Notons de plus que 57% des entreprises répondantes avaient mis en place du télétravail avant la crise et 15% y réfléchissaient. Enfin, pour 41% de celles qui le mettaient en place, le télétravail concernait plus du quart des effectifs.

L’effet de la crise sanitaire est ainsi clair : elle renforce le mouvement déjà bien engagé du télétravail. Ceci est d’autant plus vrai que ce mode d’organisation peut directement impacter le coût global du projet immobilier en limitant les espaces de bureaux.

Parmi les répondants, 63% ont subi un ralentissement de l’activité et 14% l’ont vu totalement stoppée. 15% ont une activité stable et 8% ont subi une accélération de l’activité. Ces dernières entreprises sont sans surprises dans le domaine de l’agro-alimentaire ou de la distribution. Un tiers des entreprises du BTP ayant répondu à notre étude déclarent un arrêt total de leur activité, de même que les entreprises spécialisées dans la communication et l’événementiel. Mais ce sont bien entendu les entreprises du tourisme et de la restauration/hôtellerie qui subissent toutes un arrêt total de leur activité. Les entreprises ayant des activités permettant le télétravail (principalement les services de conseil aux entreprises) voient leur activité réduite. Enfin, près de la moitié des entreprises ayant une activité stoppée sont des petites entreprises (moins de 10 salariés), mais ce sont aussi des entreprises de ce gabarit qui ont vu leur activité augmenter durant la période de confinement. Les 2/3 des entreprises de plus de 100 salariés ont eu une activité réduite.

Parmi les répondants, 46% ont mis en place une activité partielle, souvent couplée à du télétravail pour répondre à court terme à la crise sanitaire et au confinement. D’ailleurs, 63% répondent avoir mis en place du télétravail généralisé et 22% du télétravail ciblé. Enfin, 15% des répondants se sont organisés pour mettre en place une continuité du travail « physique », c’est-à-dire sur le lieu de travail.

L’impact sur l’organisation du travail à moyen/long terme : fin du métro-boulot-dodo ?

42 % des répondants estiment que « le télétravail a permis la poursuite de l’activité en maintenant une bonne synergie entre les équipes ». C’est un résultat particulièrement important car il révèle les capacités réelles des entreprises à passer au télétravail, prise en compte de la réticence a  priori de certains salariés. Ce résultat est d’autant plus intéressant que 48% des répondants sont plutôt d’accord avec cette affirmation. Finalement, seuls 11% des répondants estiment que le télétravail a été un frein à la synergie entre les équipes.

Autre résultat significatif : 61% des entreprises envisagent de mettre en place, au moins partiellement, le télétravail à la fin de la période de confinement. 25,5% l’avaient déjà mis en place et 3,5% ne peuvent pas le faire compte tenu de leur activité. Reste seulement 10% environ qui ne le mettront pas en place et parmi eux, pourtant, les deux tiers sont d’accord pour dire que le télétravail a permis une continuité d’activité et une synergie entre les équipes.

Confirmant ces résultats, la situation de confinement que nous avons vécue en mars, avril et mai 2020 conduit les entreprises à repenser leur organisation de travail. 63% d’entre elles vont discuter de la nécessité pour leurs salariés d’être présents dans les bureaux et vont redéfinir les espaces de travail. De plus, 69% d’entre elles vont repenser leurs infrastructures digitales pour permettre de généraliser le télétravail si besoin. Cependant, 61% répondent qu’elles vont aussi restructurer les espaces de travail, ce qui suggère tout de même un attachement des entreprises à avoir des bureaux importants pour continuer d’accueillir une partie de leurs collaborateurs.

Reprise de l’activité économique

Enfin, les répondants sont assez partagés sur la capacité de l’économie française à repartir. Ils notent cette capacité à 4,34/10. Les incertitudes sont grandes dans beaucoup de domaines : le rebond de consommation va-t-il être assez important ? Les entreprises vont-elles recommencer à investir ? Les gouvernements pourront-ils honorer leurs promesses de soutien à l’économie tout en garantissant le remboursement de la dette publique ? Nos partenaires hors de l’Union Européenne connaîtront-ils un retour rapide de la croissance ? Y aura-t-il une seconde vague ?

Toutes ces questions sont légitimes et poussent à rester prudents. Cependant, il semble que compte tenu des incertitudes, la note donnée par les répondants ne soit pas si basse que cela. De plus, l’action des banques centrales, et particulièrement de la Banque Centrale Européenne, est particulièrement importante à la fois vers les marchés financiers (achats d’actions et d’obligations d’entreprises) et vers les Etats (achats massifs de bons du trésors). Preuve que l’action fonctionne pour le moment : le rendement de l’OAT 10 ans française est toujours négatif à la mi-mai 2020.

Autre indicateur intéressant, le marché de l’immobilier semble moins affecté que prévu : les transactions dans l’immobilier résidentiel ont été nombreuses au T1 2020 et les recherches de biens repartent à la hausse en fin de confinement. Dans le milieu de l’investissement de bureaux, le T1 2020 a été un trimestre record malgré des tensions concernant la crise sanitaire observées dès le début du mois de mars.

Conclusion

La crise sanitaire a impacté l’ensemble des secteurs de l’économie à deux niveaux : un choc de production due aux conséquences économiques de la crise (baisse de la consommation des ménages et baisse de l’investissement des entreprises) et un choc social due à la transformation de l’organisation du travail.

L’expérience de mise en place généralisée du télétravail va ainsi avoir des conséquences à long terme sur le marché du travail et, de fait, sur les projets immobiliers des entreprises. Le télétravail s’impose comme une norme et entraine avec lui la mise en place de projets d’infrastructures digitales d’importance.

Cependant, les bureaux, le siège social restent incontournables pour induire une culture d’entreprise, imprimer son image et conserver le lien avec et entre les collaborateurs. Reste à trouver le bon positionnement du curseur entre la part de télétravail et l’échange en présentiel.

Découvrez les résultats détaillés ci-dessous :

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